Tu as peut-être bossé ton manque de confiance en soi, avec un coach ou un formateur par exemple. Tu t’es réaligné sur tes valeurs, tu clarifies ta vision. Mais il reste ce moment où tout s’effondre : quand tu dois parler devant ton équipe, tes clients, ton board. Cette petite voix revient. « Ils vont voir que je ne suis pas vraiment légitime. » C’est ton syndrome de l’imposteur qui explose à l’oral. Et c’est normal.. Mais ça se travaille !
Note : cet article a été rédigé par Alexandre Tessier, fondateur de l’organisme Objectif Éloquence. Sa spécialité : transmettre sa passion pour l’éloquence et les techniques de prise de parole en public !
Pourquoi ton syndrome s’amplifie dès que tu prends la parole
Ton syndrome existe déjà, c’est vrai. Mais il se démultiplie face au public. Pourquoi ? Tous les regards convergent vers toi. Le silence devient oppressant. Chaque mot compte. Ton cerveau interprète : « Ils voient mes faiblesses. Ils vont me démasquer. »
Le résultat ? Des comportements très reconnaissables :
- Tu prépares trop ou pas du tout
- Tu t’excuses avant d’ouvrir la bouche : « Désolé, je suis pas très à l’aise à l’oral »
- Tu te compares aux « bons orateurs » et tu te places trois étages en dessous
- Tu évites les prises de parole importantes
- Tu quittes la réunion en rumination pendant deux heures
Le dépassement du syndrome de l’imposteur, c’est un point essentiel pour évoluer sereinement… Autant côté pro que perso ! Mais ici, on zoome sur quelque chose de très spécifique : comment ce syndrome se manifeste quand tu dois communiquer à l’oral, face à des gens qui t’écoutent.
La vérité ? Ce n’est pas une fatalité. Ça se travaille. Ça s’apprend. Ça se dépasse.
Ce que ton corps raconte quand ta tête doute
Voici le truc qu’on oublie : même si mentalement tu progresses, ton corps peut continuer à parler « imposteur ». Et ton auditoire lit ton corps bien avant tes mots.
Quand tu penses « je ne suis pas légitime », ton corps l’envoie immédiatement :
- Épaules fermées, regard fuyant, débit trop rapide
- Voix qui descend en fin de phrase comme une question
- Tu demandes pardon avec ta posture, tu te rends petit
- Tu dis aux gens : « Écoutez, mais pas trop, je ne suis probablement pas à la hauteur »
Ton public le ressent. Et toi, tu confirmes ton propre scénario. « Voilà, ils voient bien que je ne suis pas vraiment compétent. » C’est un cycle parfait.
Mais attends. On peut le casser. Pas avec des pensées positives façon Disney, mais avec des exercices concrets. Une respiration maîtrisée, une posture solide, une structure de message qui élimine l’improvisation anxiogène. Une voix qui pose, qui assume. Une présence qui dit : « Je suis là. Je sais de quoi je parle. »
C’est du travail ? Oui. C’est de l’entraînement ? Absolument… On te partage d’ailleurs ici nos conseils pour améliorer une prise de parole en public.
Coaching mental et éloquence, pour une présence affirmée
Si tu t’intéresses au coaching mental, c’est que tu as déjà commencé à avancer… Identifier tes blocages, reconnaître tes valeurs, bref : rentrer en action ! Excellent. Mais à partir de là, une seule étape te sépare d’un vrai changement : exprimer cette confiance à l’oral.
Tant que ta voix n’incarne pas ta solidité intérieure, ton leadership reste invisible. Par exemple, un vrai manager inspirant maîtrise trois choses : l’alignement intérieur, la capacité à poser un cadre, et la communication directe.
L’éloquence crée ce passage. Tu passes de « je sais ce que je vaux » à « je le montre, je l’impose ». Le syndrome de l’imposteur n’a pas besoin de disparaître complètement. Il suffit qu’il cesse de t’empêcher d’agir. Quand ta respiration devient solide, quand ta structure de message est claire, quand tu gères les silences et les regards, le syndrome devient du bruit ignorable.
Trente jours pour reprendre le pouvoir à l’oral
Pas de révolution. Juste une stratégie efficace sur quatre semaines… Cela dit, il s’agit juste d’un exemple de plan d’action. Chacun son rythme, et chacun ses contraintes !
- Semaine un : observer. Tu enregistres deux ou trois prises de parole : réunion, présentation, appel client. Tu repères tes phrases de sabotage : « Je suis pas très bon pour ça », « Désolé de prendre de la place », « C’est peut-être bête mais ». Tu vois le pattern. Fin.
- Semaine deux : un levier majeur, celui de la respiration ou de la posture. Tu choisis. Avant chaque prise de parole, 3 minutes de respiration abdominale. Pieds ancrés, épaules ouvertes. Ton corps communique solidité, même quand la tête doute.
- Semaine trois : structure minimale. Contexte, idée clé, action. Trois minutes maximum. Tu appliques ça en réunion sans chercher la perfection. Communication claire, c’est tout.
- Semaine quatre : feedback. Tu demandes à une personne de confiance ce qui change. Tu compares avec il y a un mois. L’objectif ? Créer un décalage visible, pas une transformation magique.
Après ces quatre semaines, tu prouves à ton cerveau que ton syndrome ne te paralyse plus. C’est le terrain idéal pour un accompagnement structuré. À ce stade, c’est du vrai scaling.
Tu veux vraiment accélérer ? La meilleure solution, c’est de t’entraîner aux côtés de passionnés, d’experts et d’autres orateurs ! Nous proposons des formations en prise de parole pour tous, particuliers comme professionnels. Respiration, structure, tonalité, storytelling : tout en pratique intensive !
FAQ : Syndrome de l’imposteur en prise de parole
Combien de temps avant de voir des progrès concrets sur ton syndrome ?
Avec une pratique régulière, les premiers changements apparaissent en 2 à 3 semaines : moins de peur, plus d’assurance, un message mieux transmis. Une vraie transformation s’opère sur 3 à 6 mois d’entraînement constant selon ta gestion du stress et ton engagement personnel. Ton syndrome diminue proportionnellement à ta confiance en augmentation. C’est un cycle vertueux où chaque victoire te propulse davantage vers la liberté orale et l’authenticité.
Quel est le lien entre ton travail mental et ta capacité à parler en public ?
Ton travail intérieur sur l’alignement et les valeurs clarifie ton message. Mais tant que ta voix ne l’exprime pas avec clarté, ce travail reste invisible. Un vrai leader inspirant maîtrise trois éléments : l’alignement intérieur, la communication directe, et la présence vocale. C’est pourquoi combiner le coaching mental et l’éloquence crée une synergie impossible à obtenir seul. Ta conscience alignée + ta voix posée = impact exponentiel sur ton équipe et tes résultats.
Pourquoi est-ce que tu dis toujours « désolé » ou « excuse-moi » avant de parler ?
C’est ton syndrome qui parle à ta place. Ces phrases traduisent une demande de pardon d’exister. Tu t’excuses d’occuper de la place, d’avoir une opinion, d’avoir une voix. C’est une forme de sabotage vocal où tu diminues ta légitimité avant même que quelqu’un d’autre ne le fasse. En prenant conscience de ce pattern, tu commences à t’arrêter avant de les prononcer. Remplace-les par : « J’ai quelque chose d’important à partager. » Cette modification crée un changement visible dans ta présence et ta crédibilité aux yeux des autres.
Comment savoir si tu progresses vraiment ?
Demande des retours à des gens de confiance : « Comment tu me perçois quand je parle maintenant ? » Compare les réponses à il y a deux mois. Enregistre-toi régulièrement et réécoute-toi : c’est le miroir le plus honnête. Tu remarqueras comment ton débit ralentit, comment ta présence s’affirme, comment ta confiance grandit, comment ton langage corporel devient plus solide. Ces indicateurs concrets prouvent que ton travail de dépassement du syndrome paie réellement.